Parce qu'un homme sans passé est comme un arbre sans racines
Samedi 10 Mai 2008 - 10:00

EDITO

Les évènements tragiques qui se sont déroulés pendant la période de l'esclavage et la traite négrière ont marqué à tout jamais l'histoire et la mémoire des peuples qui forment aujourd'hui la Caraïbes, les Antilles et la Guyane. Chacun d’eux commémore leur date d’anniversaire d’abolition de l’esclavage : 22 mai en Martinique, 27 mai en Guadeloupe et 10 juin en Guyane.


Depuis 2006, la France métropolitaine honore le souvenir de ces esclaves et commémore l’abolition de l’esclavage le 10 mai. C’est la date anniversaire de l’adoption définitive par le Parlement de la loi reconnaissant la traite et l’esclavage comme un crime contre l’humanité. Christiane Taubira avait été à l’origine de cette loi de 2001 qui stipule en son article 1 :
« La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrées à partir du XVème siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent
UN CRIME CONTRE L’HUMANITÉ ».



La Ville de Saint-Laurent du Maroni initie le Mois Commémorant l’Abolition de l’Esclavage du 10 mai au 10 juin. Cette commémoration permet aux différentes communautés de la ville de célébrer leur devoir de mémoire, de se réapproprier un pan très important de leur histoire, notamment en Guyane, de leur humanité, et de regarder leur histoire telle qu'elle a été.

C’est ainsi qu'un peuple se rassemble…C’est ainsi que naît la confiance en ce que l'on est…C’est ce qui permet de construire l'avenir.

Ce mois de commémoration est la 2ème édition organisée par la ville de Saint-Laurent du Maroni et cette année trois axes ont été privilégiés :

- la réflexion, le débat, les échanges et la transmission grâce à l'organisation de conférences et débats.

- l'organisation de manifestations par les différentes associations de Saint-Laurent du Maroni sur le thème de l'esclavage et de la commémoration : concerts, soirées thématiques, cinémas, contes, théâtres et slams, diffusions de films et de documentaires, expositions, interventions radios, actions sportives.

- la transmission envers les plus jeunes et notamment les scolaires en partenariat avec le Rectorat de Guyane : participation des scolaires, travaux pédagogiques, interventions de conférenciers dans les classes.