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Vendredi 14 mars : Conférence 'Paroles de forçat...'

Par Simone et Jacques PONS

Entrée libre sous réserve des places disponibles / Renseignements et réservation : 05 94 34 03 16

Par l'intermédiaire des nombreuses lettres qu'Arthur Roques a envoyées des bagnes de Guyane, Simone et Jacques Pons font revivre l'extraordinaire épopée de leur ancêtre condamné au début du XXème siècle aux travaux forcés comme faux-monnayeur.


Arthur Roques fut condamné aux travaux forcés comme faux-monnayeur et envoyé aux bagnes de Guyane en 1903. D'abord transféré sur l'Ile Saint Joseph, il arrive à Saint-Laurent du Maroni où il séjourne de février 1905 à novembre 1906, puis il est de nouveau envoyé aux Iles du Salut jusqu'en 1912, il passera ensuite dans le camp des Hattes, de nouveau à Saint-Laurent du Maroni et aux Iles du Salut. Il est libéré en 1917 et meurt en 1920 à Cayenne.

Aujourd'hui Jacques Pons, le petit fils d'Arthur Roques et sa femme Simone se rendent sur la terre où leur ancêtre a vécu et souffert. Ils présenteront, dans le cadre de cette conférence, la vie exceptionnelle de ce grand-père hors norme. Ils liront également quelques lettres parmi les nombreuses que ce bagnard envoyait à ses proches et qui témoignent d’une extraordinaire intelligence.

Grâce à ces lettres et aux propres recherches des époux Pons, la vie d'Arthur Roques a pu sortir de l'oubli. Un livre intitulé Parole de forçat, le dossier Arthur Roques, aux éditions Actes Sud, écrit par Claude Barousse a fait revivre ce personnage hors du commun. Actuellement un second livre est sur le point de sortir, il retracera la vie des proches d'Arthur Roques, ces Femme de bagnard avec lesquelles il n'a pas cessé de correspondre pendant toutes ces années et jusqu'à sa fin tragique.

Contact : Mathieu Ducoudray, Directeur des affaires culturelles
Tél : 05 94 34 03 16 ou 06 94 23 60 10
Email : mathieu.ducoudray@gmail.com

...sur les traces d'Arthur Roques dans les bagnes de Guyane

Vendredi 14 mars : Conférence 'Paroles de forçat...'
Arthur Roques est né le 26 juillet 1852 à Montpellier (Hérault) de père inconnu et de Marguerite Roques 20 ans. Abandonné par sa mère à la naissance il fut mis « aux enfants perdus » et à l’adolescence apprenti mousse sur le bateau « l’Hérault ». A 17 ans il fait son baluchon et part pour Paris où il retrouve sa mère. En 1870 il s’engage au moment du siège de Paris par les prussiens au 4ème Régiment d’Infanterie. En 1871 au moment de la commune de Paris il déserte et fait le feu sur une barricade. Arrêté, il sera condamné à 10 ans de détention à Belle-île en mer.

En 1880 libéré il retourne à Sète où il trouve un travail de cochet dans l’entreprise de Marie Vors, une veuve avec deux enfants : Julia et Léon. Malgré la différence d’age (Marie a 14 ans de plus que lui) ils se marient en 1889. En 1895, il arrive à Marseille où Roques devient typographe. Il fréquente alors les anarchistes, proches de son esprit.

En 1899, c’est « l’affaire du Mont de Piété », où Roques, déguisé, se fait passer pour un commissaire de police au Mont de Piété et rafle quelque 400 000 francs-or de bijoux, pour le compte de la société secrète à laquelle il adhère, « les Travailleurs de la nuit » (on vole aux riches pour donner aux pauvres). Au procès de son ami Jacob, Maurice Leblanc s’inspirera de cette histoire pour créer son héros, Arsène Lupin.
Roques va alors changer de nom et se lier avec Julia, la fille de sa femme Marie. De cette union, naîtra deux filles Yvonne et Olga. Et c’est avec Julia et deux autres compères qu’il va se lancer dans la fausse monnaie, avec la complicité de forains. Mais l’affaire va mal tourner.
Roques est arrêté et endosse toutes les responsabilités en blanchissant tous ses complices, qui seront libérés. Alors Roques va commencer à faire preuve de tous ses dons d’orateur, en plaidant sa cause en véritable avocat et en tribun flamboyant qu'il est. Puis il va écrire au président de la République, Emile Loubet, en le tutoyant comme un citoyen.
Condamné à 10 ans de bagne à Cayenne, Arthur Roques est embarqué en 1903 à l’île de Ré. Le « dangereux révolté anarchiste », rasé, est mis au pain sec en fond de cale puis au cachot pendant six mois à l’île du Salut, à Cayenne.
Il va alors connaître toute la noirceur des difficultés de la vie de bagnard mais tout en se tenant « peinard », son seul but, comme celui de ses copains étant l’évasion. En homme de plume infatigable et en penseur de sa condition, il veut aussi écrire un livre noir sur les turpitudes de l’administration pénitentiaire.

En 1905, il participe à l’évasion de deux de ses camarades. Puis il écrit, il écrit, pour survivre. Enfin, vient son tour, pour « la belle » mais ça tourne court et le voilà reparti pour l’île du Salut. Une deuxième tentative d’évasion, avec tout ce que cela comporte de mésaventures avec les amérindiens, le fleuve, les combines de toutes sortes, va encore rater.

Avec tout cela, Roques ne sera libéré qu’en 1917. Obligé au doublage, il sera conduit à Cayenne. Roques aura bien du mal à obtenir des nouvelles de sa femme Julia et de ses deux filles de 20 ans, Olga et Yvonne. Esseulé, abandonné de sa famille et des anciens amis qui ont prospéré à Paris, il moura de gangrène en 1920 à Cayenne. Julia ne lui survivra que d’un an.

Olga épousera Marcel Pons et de ce mariage naîtra Jacques, aujourd'hui sur les traces de son ancêtre qui, sans les aléas malheureux de sa vie, avait bien des atouts pour devenir tout autre chose que ce qu’il est devenu.

Rédigé le Vendredi 7 Mars 2008 - Service de la Communication

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