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Léon BERTRAND, maire de Saint-Laurent du Maroni, informe les administrés que le cinéma municipal Le Toucan est fermé pour cause de travaux.     La Ville de Saint-Laurent investit dans la réalisation de travaux afin d’améliorer les...






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Les journées du Patrimoine du 18 au 21 septembre

Le thème « Patrimoine et création » est l'occasion de mettre en valeur la relation existante entre le patrimoine et la création, ainsi que les possibilités de développement culturel et d'aménagement urbain et paysager qu’elle génère sur l’ensemble du territoire. Il est également l'occasion de mettre en avant la politique culturelle conduite par les services de l'Etat en région.

Trois axes de lecture du thème « Patrimoine et création » :


La création artistique et culturelle dans le patrimoine, le patrimoine comme support de la création contemporaine

http://www.journeesdupatrimoine.culture.fr
http://www.journeesdupatrimoine.culture.fr
Sites patrimoniaux et monuments historiques représentent un terrain d’expression pour la création contemporaine, que ce soit au travers de créations in situ, jouant ou composant avec le lieu, le monument, ou qu’il s’agisse de l’exposition d’œuvres existantes dans des sites ou des monuments. A ce titre, l’intervention des lieux patrimoniaux au sein du processus de création peut être plus ou moins active, depuis la simple fonction de support à celle de véritable partenaire et acteur culturel, dont l’action participe de manière durable au maillage culturel du territoire. Ainsi seront mis en valeur l’action et l’engagement continu de sites ou de monuments dans l’élaboration de projets culturels, en collaboration avec les autres acteurs culturels.

Avec le thème « Patrimoine et création », les Journées européennes du Patrimoine permettent de présenter les différentes formes de création qui s’expriment dans les lieux patrimoniaux et de montrer comment le patrimoine peut être le support de la création contemporaine.

Nombre de sites patrimoniaux et de monuments historiques accueillent en effet toutes les formes d’expression artistiques : peinture, sculpture, musique, photographie, théâtre, danse… et incitent les artistes à la création. Ceux-ci s’approprient les lieux, prennent en compte ses particularités et proposent un nouveau regard. Le site se transforme alors en atelier pour le peintre, en salle de répétition pour le danseur ou en plateau pour le comédien.

Ainsi, à l’Abbaye de Royaumont (Val-d’Oise), les artistes disposent d’un lieu de travail et de recherche, de rencontre, de formation professionnelle et de création autour de la musique, de la danse contemporaine et des ateliers pluridisciplinaires. Le patrimoine reçoit la création. Le monument se pare d’œuvres d’artistes, comme celles de Pierre Soulages et son travail sur la lumière pour les vitraux de l’abbatiale Sainte-Foy-de-Conques (Aveyron) ou encore celles proposées par Gottfried Honegger, François Rouan ou encore Jean-Michel Alberola pour ceux de la cathédrale de Nevers (Nièvre).

Ce sont aussi des interventions artistiques et culturelles plus éphémères comme l’installation anthropomorphique de l’artiste brésilien Ernesto Neto au Panthéon (Paris). Le patrimoine devient alors l’intime partenaire de la création. Il se change en un lieu d’exposition, une salle de concert, un théâtre, un lieu d’expression ; cette mutation permet de multiplier les rencontres et des médiations auprès de publics divers. Ainsi le monument se confronte aux visiteurs. Le palais des Papes en Avignon (Vaucluse) se transforme en scène de théâtre chaque année pour son festival.

Le Festival Cinésites propose la découverte du patrimoine par le cinéma à travers une programmation estivale de films projetés dans des lieux historiques, industriels ou naturels dans toute la France.

Le patrimoine et la création participent au point de départ de projets artistiques soutenant le maillage culturel du territoire. L’abbaye de Fontevraud (Maine-et-Loire), par exemple, Centre culturel du Grand-Ouest, propose une réflexion sur la société contemporaine à travers un dialogue entre patrimoine, musique, arts visuels et fait religieux et développe des liens entre les différentes entités territoriales et leurs infrastructures culturelles et artistiques.

Les Journées européennes du patrimoine permettent ainsi de mettre en valeur la dimension patrimoniale d’un site ou d’un monument dans l’élaboration de projets artistiques ou éducatifs sur son territoire, en collaboration avec les autres acteurs culturels.
La création architecturale contemporaine dans un contexte historique
La création architecturale côtoie également le patrimoine architectural, qu’elle s’inscrive dans un espace protégé, ou aux abords d’un monument historique. Devant répondre de fait à des conditions particulières d’insertion et d’excellence, la création architecturale ou les aménagements contemporains produisent souvent de remarquables réalisations en milieu contraint et des exemples d’insertion urbaine. Des visites conjointes de ces architectures anciennes et contemporaines sont proposées à l’occasion de ces Journées européennes du patrimoine.

Loin d’être figé, le patrimoine peut évoluer grâce à la création architecturale. En réhabilitant des bâtiments, en leur donnant une nouvelle fonction, en agrandissant des architectures existantes, la création s’insinue dans le patrimoine. De l’ancienne usine d’air comprimé SUDAC (1891), dont subsistent la halle et la cheminée (inscrites sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques), l’architecte Frédéric Borel a conservé les façades des anciens bâtiments qu’il a associé à une nouvelle construction en les reliant par des passerelles afin d’y abriter l’École nationale supérieure d’architecture Paris Val-de-Seine (Paris 13e).

L’architecture contemporaine intègre les contraintes liées aux espaces protégés ou aux abords de monuments historiques pour imprimer la marque d’une époque dans le respect de l’environnement urbain ou paysager existant. Le Musée du Louvre avec la Pyramide de Leoh Ming Pei, ou le projet des architectes Rudy Ricciotti et Mario Bellini pour le futur département des arts islamiques du musée du Louvre, cour Visconti, en constituent une brillante illustration.

Norman Foster, architecte britannique, chargé de réhabiliter la place de la Maison Carrée à Nîmes (Gard), s’approprie l’architecture antique pour développer un pendant contemporain à ce monument historique, au travers d’un grand rectangle parallélépipédique (abritant le musée d’art contemporain et la bibliothèque municipale), jouant sur la transparence, mais aussi le mimétisme.

Aussi, les Journées européennes du patrimoine favorisent-elles cette année des visites conjointes de ces architectures anciennes et contemporaines.

Les lieux patrimoniaux de création

Le patrimoine peut être l’habitation de la création, son objet ou son collaborateur. Mais la création est aussi l’objectif de constructions ou d’architectures devenues aujourd’hui patrimoniales. Théâtres, opéras, cinémas, salles de concert ont été imaginés pour permettre aux activités artistiques ou culturelles de s’épanouir. Conçus spécifiquement à ce dessein, ces lieux, aujourd’hui, sont devenus notre patrimoine par leur(s) histoire(s). Ainsi, l’occasion est donnée d’ouvrir ces bâtiments, de présenter leurs coulisses et d’expliquer leurs spécificités face à leur(s) aventure(s) artistique(s).

Le Grand Rex (Paris), conçu par l’architecte Auguste Bluysen et inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1981, est devenu, dès son inauguration en 1932, une des plus grandes salles de cinéma d’Europe. Il accueille encore aujourd’hui les cinéphiles et propose spectacles et concerts.

Les références sont nombreuses de théâtres ou d’opéras construits pour y accueillir tragédies, arts lyriques ou encore ballets. L’Opéra de Lille en est une représentation. Lieu de création depuis le XVIIIe siècle, la salle actuelle fut édifiée en 1907, suite à l’incendie des anciens bâtiments, par l’architecte Louis-Marie Cordonnier. Dans le style néo-classique, le nouveau théâtre, construit en béton armé, est une des dernières salles à l’italienne construites en France et l’architecture reprend les principes de composition du Palais Garnier. La rénovation des architectes Patrice Neirinck et Pierre-Louis Carlier, en 1998, modernise la scène et les espaces de répétition. L’opéra ainsi renouvelé accueille le répertoire et la création lyriques, la musique et la danse contemporaine.

L’occasion est donc donnée d’ouvrir ces bâtiments, de présenter leurs coulisses et d’expliquer leurs spécificités face à leur(s) aventure(s) artistique(s).

A ces lieux dédiés dès leur genèse, s’ajoutent des sites ou des monuments dont l’activité première n’était pas celle de la création (anciens magasins, bâtiments industriels…) mais qui ont été réhabilités afin d’accueillir la production artistique ou culturelle. Les Subsistances à Lyon (Rhône) répondent à cette définition. Aujourd’hui véritable laboratoire de création artistique, ce lieu fut successivement, depuis le XVIIe siècle, un couvent puis une caserne militaire avant d’être transformé en 2000 en lieu de création où théâtre, danse et cirque contemporain côtoient l’école nationale des beaux-arts de Lyon.

Le programme de Saint-Laurent du Maroni est disponible ici

Rédigé le Jeudi 4 Septembre 2008 - Service de la Communication

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