A L'AFFICHE AU TOUCAN

FERMETURE POUR TRAVAUX

Léon BERTRAND, maire de Saint-Laurent du Maroni, informe les administrés que le cinéma municipal Le Toucan est fermé pour cause de travaux.     La Ville de Saint-Laurent investit dans la réalisation de travaux afin d’améliorer les...






Les archives

Hommage de Christiane TAUBIRA, Député de Guyane à Claudia CHARLEY-SIMON


Hommage de la Députée Christiane Taubira, tête de liste « 2 ans, un marathon pour bâtir »

Hommage de Christiane TAUBIRA, Député de Guyane à Claudia CHARLEY-SIMON
‘Apenas te he dejado
Vas en mi, cristalina…’
Pablo Neruda
Ainsi Claudia, tu t’en vas.
Toi si jeune, si belle, si tranquillement rebelle.
Et qu’allons-nous faire de tout l’espace que tu laisses ainsi vide ? De cette densité désormais inhabitée ? Comment ferons-nous sans ta présence discrète mais tenace. Et ce visage sans artifice, souriant ou pensif, reflet sans ruse de tes opinions sur un sujet léger ou une question grave, tu le soustrais à notre regard ? Et tout le reste, ta chevelure, l’esthétique au naturel, ton identité assumée sans détour et vécue sans tapage, ton intelligence incisive, ta curiosité pour les arts et les cultures, ton goût pour la belle littérature, ton génie des nouvelles technologies, ta commune que tu labourais sans répit pour affronter le défi de la convivialité, tes escapades dans d’autres communes pour faire pays ensemble… ? Il reste une énigme. As-tu seulement eu le temps d’avoir des défauts et de les laisser prospérer ? Personnellement, j’en ai repéré un : trop d’humilité. Toi parmi d’autres, réservée, toute en retenue alors qu’extraordinairement plus consistante. Il est vrai que ceux qui prenaient ta gentillesse pour de la timidité ou un manque de caractère découvraient vite ta volonté inflexible, ta maturité et ton esprit sarcastique. Tes ripostes étaient implacables, mais tu donnes l’estocade en douceur car tu n’élèves jamais le ton, ajoutant au besoin ton sourire enjoué. Un régal.
Nous-mêmes, au groupe Démocratie et Probité, n’avons pas été épargnés. C’était sur le dossier carburant, baisse de la taxe régionale. Nous avions discuté plus d’une heure pour savoir si nous voterions pour ou contre la baisse. Sur l’argument que cette baisse soulagerait les petits revenus, nous avons exclu de voter Non. Sur l’argument que cette majorité naviguait à vue et mettait en péril ses capacités à satisfaire les nombreux besoins de la jeunesse, nous avons exclu de voter Oui. Tu connaissais mon aversion pour l’abstention, mais il ne restait plus de choix. Il eût été pire de ne pas participer au vote. En séance, Fabien Canavy et moi-même, dans l’ordre inverse, avons sonné la charge, argumentant sur le caractère irréfléchi de cette mesure socialement injuste, économiquement inefficace dans la durée. Avant le vote, nous avons demandé une suspension de séance. Nous étions à peine rendus dans la salle que, à demi assise tu as dit avec ton sourire espiègle ‘Bon, alors, qui vote Non ?’ J’éclatai de rire, c’était trop pertinent, trop percutant ! En cinq mots tu as pointé nos contradictions et nos atermoiements. Impitoyable !
Et c’est chez toi une constance, ta pensée n’est jamais à mi-chemin, chaque fois que tu t’exprimes, ta pensée est aboutie.
Nous étions quatre ce mercredi six octobre à auditionner les syndicats d’enseignants, trois donc, Line, Gabriel et moi à avoir eu le privilège de passer cette journée entière avec toi. Nous avons traité de tout, du terrible défi de l’échec scolaire, d’une école inégalitaire, du sort des contractuels et stagiaires, de l’internat d’excellence, des internats et des familles d’accueil, des modèles et références pour redonner aux élèves confiance en leurs capacités, et nous avons conclu ensemble que l’Education est bien la colonne vertébrale du projet Politique qui veut former des citoyens libres et responsables, dans une société de prospérité, de justice et de paix. Lorsque j’ai annoncé avec fierté que depuis la rentrée tu étais Principal adjointe de ton collège, un syndicaliste attentionné t’a demandé si tu préparais le concours (sous-entendu des personnels de direction) et tu as confirmé. Perfectionniste.
Rigoureuse, exigeante, infatigable, tu faisais tout à fond. Tu avais cette énergie, inépuisable, au travail, et il te restait cette énergie, intarissable, pour les bonheurs de la vie. J’en sais quelque chose. Un matin, je t’ai attendue une heure et demie. Tu es arrivée les paupières lourdes. J’ai su plus tard qu’après le concert auquel nous avions assisté ensemble, tu as rejoint ton époux Patrick et vous êtes allés en boîte. Tu n’avais pas dormi deux heures. Et tu as tenu le coup toute la journée sur un programme physiquement et nerveusement très éprouvant. Sacrée Claudia !
Tu as traversé la vie en marchant allègrement sur la route de tous tes rêves. C’est sûrement cette force que tes élèves ont perçue en toi.
Nous entreprendrons l’Education Nationale et la mairie de ta ville pour qu’une bibliothèque ou une médiathèque porte ton nom. Ainsi, les collégiens qui suivront tes élèves sauront quelle étoile radieuse tu as été parmi nous. Et ton éternité est dans tes fils Dillan et Taryk.
Claudia, je dépose à tes pieds cette corbeille de fleurs. Je les ai choisies rouges, roses rouges, roses porcelaine, anthuriums, tulipes gabon, balourous, lilis, cannes congo, alpinias toutes rouges. Pour défier la mort. Lui dire qu’elle n’aura pas raison, au moins dans nos cœurs et nos têtes, de ta vitalité, de ta vivacité, de ta pétulance. Et dire à la vie que parfois elle est rosse. Cette fois, elle est scélérate.
Te rencontrer fut pour moi un cadeau du ciel.
Au revoir Claudia.

Christiane Taubira, Députée de Guyane

NOTICE BIOGRAPHIQUE DE MME CLAUDIA CHARLEY, EPOUSE SIMON - (29 septembre 1970, 14 octobre 2010)

SON ENFANCE, SON ADOLESCENCE, SES ETUDES
Claudia connaît une enfance heureuse à Saint Laurent du Maroni, sa ville natale, entre le quartier dit officiel et « la campagne » sur la route des Malgaches. En 1981, elle entre en 6° au collège Eugénie TELL EBOUE, à Saint Laurent du Maroni. C’est une élève sage et studieuse. En 1985, terminant sa 3°, elle obtient son Brevet des Collèges et part à Cayenne au lycée de l’Externat Saint Joseph, laissant à Saint Laurent ses deux amies Mlles Gabrielle Desmangles et Jeanine Solé. Baccalauréat en poche, Claudia se rend à Bordeaux pour y poursuivre des études supérieures. D’abord tentée par le journalisme, elle se dirige finalement vers des études de langues.

SON ITINERAIRE PROFESSIONNEL
De retour en Guyane, elle enseigne l’espagnol et les Lettres modernes au collège Tell Eboué en 1995, puis au lycée Bertène Juminer et au collège II, à St Laurent du Maroni ; en 1997 elle est affectée au collège Léo Othily de Mana. En septembre 1999, elle se fixe au collège Eugénie TELL EBOUE où elle sera titularisée. Ayant passé avec succès le CAPES, elle devient Professeur certifié d’espagnol. C’est alors que, sédentarisée, elle rayonne dans son établissement. Enseignante passionnée, professeur respectée par ses élèves, appréciée par ses collègues, membre du Conseil d’Administration, elle est toujours disponible pour tous et pour chacun. Au cours de ces années, Claudia devient l’un des piliers de cet établissement. Depuis fin septembre 2010, elle assurait les fonctions de principal adjoint auprès de Mme Pauline Pindard, et suivait la préparation au concours de personnels de direction. En 2007, elle avait déjà assumé durant un trimestre la fonction par intérim de proviseur-adjoint au lycée II Lumina Sophie de Saint Laurent.
Sérieuse et consciencieuse, Claudia aimait aussi la vie et ses plaisirs, et veillait à passer du bon temps en compagnie de ses amis. En 2005, lors de la traditionnelle fête de Noël donnée par Mme Agnès Bardury au collège, elle prend l’initiative de créer l’Amicale du Personnel du Collège avec quelques amis et en devient la première présidente.

SES ENGAGEMENTS ASSOCIATIFS
En 2003 Claudia rejoint M. Eric Léon et ce super tandem fera du site 97320.com un rendez-vous hebdomadaire d’informations de fond et de qualité. Ce site est prioritairement orienté sur l’actualité de sa ville de Saint Laurent du Maroni et sur la vie de ses habitants. Initiant de nombreuses rubriques, Claudia met les uns et les autres en valeur selon leurs mérites, anonymes et notables, jeunes ou vieux, d’ici ou d’ailleurs. Rédacteur en chef du site, elle porte le 97320.com à bout de bras. Elle fait de cette page web une référence incontournable tant pour les habitants de la ville de St Laurent du Maroni que pour nombre de Guyanais vivant hors du pays.
En 2008 elle devient Présidente de l’association Chercheurs d’art ,basée à Mana, après avoir été membre du Bureau, un fructueux compagnonnage avec M. Patrick Lacaisse. Désireuse de développer l’art et l’artisanat de l’Ouest guyanais Claudia organise de nombreuses manifestations d’arts visuels (expositions aux Transamazoniennes, défilés, éditions …). Extrêmement attentionnée envers les artistes, enthousiaste, elle marque un intérêt soutenu pour le travail de ses compatriotes, et notamment de son amie d’enfance Gabrielle Desmangles, styliste au sein de l’association.

SON PARCOURS POLITIQUE
Femme de gauche, engagée, militante et soucieuse du bien-être de plus grand nombre, Claudia décide de se lancer dans le combat politique lors des municipales de 2008 dans sa commune natale. Avec quelques hommes et femmes de sa génération, elle fonde à Saint-Laurent le mouvement APC, Action et Progrès Citoyen, assume ses opinions et espère le changement. Colistière de M. Serge- Aimé Saint-Aude, elle devient conseillère municipale d’opposition face à la majorité UMP de M. Léon Bertrand. Tenace, rigoureuse et pertinente dans ses interventions, Claudia pèse de plus en plus dans le débat municipal et la vie de la cité.
La bataille des régionales en 2010 lui permet de faire une rencontre marquante dans sa vie politique. Elle rejoint en effet la liste de Mme Christiane Taubira et, après une campagne éprouvante, siège à ses côtés au Conseil Régional dans le groupe Démocratie et Probité. Elle est membre des Commissions Jeunesse et Environnement.

A quarante ans tout juste. Epoustouflant !!!!

(source : Cédric Mistral, son ami de si longtemps, à qui nous adressons nos chaleureux remerciements).

Hommage de conseillers régionaux

A Claudia, mon intime.

Il est de ces êtres qui comptent et dont la disparition vous est tellement pénible qu’il faut pour conjurer la douleur, se rappeler des objectifs de vie partagés et ce, sans report : il y a urgence à survivre.
Ces gens s’invitent à la table de votre existence toujours à des moments-clé, sans que cela ne dérange parce que tout en pudeur et en douceur, sans jugement et sans calcul. Naturellement et sans bruit…
Claudia fait partie de ceux-là. Elle était elle-même tout simplement, et son rapport aux êtres était vrai ou n’était pas. Cash et pugnace, avec une belle élégance et une vraie indépendance d’esprit. De celles qui naturellement ne pouvaient concevoir l’enfermement, le concept même de privation de liberté n’étant pas recevable, évacué dès lors par un tchhhiiip bien de chez nous et plus éloquent que n’importe quelle déclaration empruntée d’omniscient : pas le temps pour ça, les batailles étant par trop nombreuses, il fallait les empoigner les unes après les autres. Elle le faisait avec constance, opiniâtreté et fermeté activant ainsi les leviers à tous les niveaux : associatif, professionnel et politique. Sans bruit….
Qui, sinon nous-mêmes, devait croiser le fer pour nous désengluer de nos lourdeurs, de nos peurs, de nos contradictions et de nos contrariétés ; celles héritées et entretenues par des complicités coupables et abjectes, celles conçues comme des œillères à un quotidien d’asservissement et d’inacceptable ?
Qui, sinon nous-mêmes ? Femme, maman, enseignante, chef d’établissement, élue tout ça jamais séparément parce que il y a des démarcations qui n’ont pas de sens, parce que tout est lié et que le lien et l’engagement naissent de la vie donnée. Les sacrifices s’imposent d’eux-mêmes et mettent en route et dès lors, une logique de vie imparable : Parce que Claudia- maman ne pouvait être, sans être Claudia -prof préparant d’autres enfants à vivre avec les siens en société et que Claudia -chef d’établissement ne pouvait être, sans être Claudia - élue posant humblement les jalons pour tenter d’organiser cette société afin de lui donner forme humaine, justice et sérénité. Qui sinon elle- même ? Et sans bruit….
Quant à la femme, ses souffrances sont dramatiquement les mêmes sous quelques latitudes que ce soit. Alors les taire par pudeur, les taire parce que respect pour les drames d’autres, ailleurs, les taire parce que possible brèche dans l’armure nécessaire à parer les coups-bas et ceux d’en haut aussi d’ailleurs. Mais, et trouver parfois comme une aubaine, dans le regard des autres, de celles qui savent également, du réconfort, un soulagement momentané mais tellement nécessaire pour reprendre son souffle, pour reprendre du souffle et repartir au combat: « je sais et je comprends », disent les yeux avec générosité, « Bye, prudence sur la route, on s’appelle, à lundi », répondent les voix avec une insolente certitude.
On continuera donc le combat et on sera sur tous les fronts. Y’a pas le choix, tu disais avec un mélange de légèreté et de gravité incomparable. Construire, construire, construire pour tes enfants, pour nos enfants, pour nos fils, pour qu’ils deviennent Grands dans leur pays. Bye, Claudia. Etouffer les sanglots et te pleurer, sans bruit….

Line Létard, Conseillère régionale


Lorsque nos enfants, un jour
Se réveilleront à la lumière victorieuse,
Pour toi, ils auront une marque d'affection
Car de toi, ils garderont le souvenir
Que par toi, la vie prenait un souffle nouveau.

Ta gentillesse et ta volonté de servir
Le plus grand nombre, resteront à jamais
Gravées dans cette terre de Guyane,
Qui t'a vue naître et grandir,
Et à laquelle tu te consacrais
Sans jamais faiblir devant les écueils.

Parce que nous croyons en l'éternité de l'âme
Nous croirons en ta présence.

Que ta sagesse nous accompagne
Afin que nous soyons plus forts
Pour poursuivre l'oeuvre que tu as entamée
Au bénéfice de notre jeunesse !

Tchenbé rèd Claudia….


Gabriel Serville, Conseiller régional




Hommage des forces politiques constitutives de Démocratie et Probité

Notre rencontre commence en septembre 2007 lorsque Serge Aimé SAINT AUDE décide de se lancer aux élections municipales de 2008. Réunis, nous avons élaboré notre programme ensemble, et j'avoue avoir été séduit par la lucidité, la vision, l'intelligence, la logique et surtout cette volonté affichée de rompre l'immobilisme que Claudia dégageait. Elle fut notre directrice de campagne pour les municipales, préférant cette tache de rédaction, de prise de contacts, d'élaboration des tracts plutôt que d'être une oratrice devant un public (Claudia avait à ses débuts la phobie du micro en plein air). Elue Secrétaire d'APC, elle remplissait avec passion sa mission et rédigeait les comptes-rendus de nos réunions, souvent le soir même. Je me souviens un jour de réunion (c'était en pleine consultation pour les choix des statuts 73 ou 74), elle m'avait dit de deviner qui avait pris la parole au conseil la veille, elle m'a dit, l'air émerveillé : THE TAUBIRA, THE RESPECT, sans savoir alors que nous ferions liste commune pour les régionales. Militante, forte de ses convictions, elle tenait tête au maire de Saint Laurent dans les conseils municipaux ; membre de la commission stratégie et de la commission financière, elle savait prendre les décisions pour l'intérêt de tous et montait au créneau pour dénoncer certaines inégalités, y compris pendant les plénières. Pour les régionales, j'avais fait en sorte d'exploiter ses talents, en lui passant le micro lors d'un meeting, et spontanément avec foi, elle devint une oratrice engagée devant la population, provoquant les " BRAVOS" et applaudissements après chaque intervention. 2010 devait être l'année de CLAUDIA, tout avait bien commencé..........

Il m'est très difficile de parler de Claudia sans que l'émotion et la peine m'envahissent, voici quelques mots, il y a trop de souvenirs.......

Bien a toi, Claudia

Chris Chaumet, Président d’APC


Je suis le messager des militants et sympathisants de WALWARI et ce rôle m’honore. Ils m’ont chargé de te dire qu’ils t’ont découverte pour la plupart lors de la campagne régionale, combien ils ont appris à te connaître, à te respecter, à t’apprécier, et pour tout dire à t’aimer. Nous étions particulièrement frappés par ta disponibilité, ton humilité et ta bonne humeur. J’ajouterai aussi par ton courage que j’ai personnellement perçu lorsque je t’ai appelée pour te dire que nous étions en pensée avec toi dans l’épreuve que tu traversais par le départ, si rapide, de ton papa. Ton engagement social et citoyen pour le progrès de la région de l’Ouest guyanais force le respect et le dynamisme du site 97320 particulièrement tonique, et si visité dont tu étais la rédactrice en chef en est l’illustration la plus lumineuse. Ce dévouement à une cause choisie était pour nous un exemple, et nous ne comprenons pas pourquoi les structures officielles ne se sont jamais intéressées au travail considérable que tu as accompli dans ta vie militante.
Nous avons choisi pour t’accompagner cette corbeille de fleurs. Nous n’avons pas trouvé de roses jaunes, tes préférées, alors nous avons pris tout ce que la nature a inventé de fleurs jaunes. Car au-delà de notre chagrin, nous gardons de toi cette joie de vivre, ce goût des autres, cet espoir radieux qui t’animait malgré les déconvenues. Désormais, nos cœurs sont ta demeure.

Joël Pied, Secrétaire général de Walwari


Très chère madame CHARLEY-SIMON,
Nous n’avons pas voulu le croire. C’était trop brutal, trop absurde, trop triste. Nous vous connaissions trop pleine de vie, trop alerte, trop attentive aux autres, trop chargée de projets. Tout ne pouvait pas s’arrêter ainsi. C’est tout le contraire de votre état d’esprit, vous engagée sur tellement de chantiers et tellement exigeante pour que les choses entreprises soient bien achevées. A nos âges, moins que quiconque nous n’aimons nous rendre aux funérailles. Nous avons tenu cependant à vous accompagner. Et nous vous avons vu si belle, comme souriante, paisible, vos mains délicates et soignées croisées posées comme si vous alliez bientôt les dénouer. Nous avons vu comment vos élèves vous rendaient l’amour immense que vous leur avez donné, surtout ceux qui ont témoigné de votre sévérité. Qui aime bien châtie bien ! Nous avons encore le souvenir de nos années collège et nous savons comme l’attention d’un professeur qui place sa confiance en nous et nous punit avec bienveillance peut être déterminante pour stimuler notre ardeur au travail. Nous avons envie de vous dire en toute simplicité que nous restons de grands admirateurs de votre intelligence et de votre sens de l’ironie, et que nous aimions chez vous ce mélange de légèreté et de gravité ! Nous allons encore vous aimer longtemps, longtemps, longtemps. Désormais, nos cœurs sont votre demeure.

Nolywé DELANNON, Présidente de GENERATION WALWARI


Rédigé le Jeudi 11 Novembre 2010 - Service de la Communication

La mairie | Vie pratique | Culture/Patrimoine | Sport et Loisirs | Aménagement du territoire | Economie et solidarité | Vie citoyenne | Vie associative | Tourisme | Communiqués | En guyane et ailleurs | Les archives | La Ville au rythme des vacances